Etes-vous une personne patiente ?

Si nous attendons quelque chose que nous désirons, nous pouvons vivre une certaine souffrance de ne pas avoir ce que nous attendons.

Le mot patience a la même origine que les mots pâtir, passion et passivité. Tous ces mots viennent du latin patior, qui signifie souffrir, subir.

Alors que l’impatience fait que l’homme râle contre tout ce qui ne va pas dans son sens, l’homme patient va tenter de se maîtriser lui-même puisque nous ne pouvons pas maîtriser le temps.

La patience est une qualité de l’esprit humain. Nous apprenons à prendre notre temps dans les relations et dans toutes activités sportives ou intellectuelles. Tout travail est une école de patience.

Pourquoi devenir patient ? Comment peut-on développer cette qualité dans nos vies au quotidien ?

Le problème avec l’impatience

L’impatience est une caractéristique d’une personne qui ne sait ni écouter, ni attendre. Au contraire, la patience est l’ouverture à l’autre et au monde. Elle permet de prendre le temps de s’attarder sur les choses et les personnes pour les laisser agir à leur rythme propre. C’est une forme de respect envers les autres, envers le rythme des autres.

A l’origine de l’impatience, on trouve le jugement des autres. Très souvent, nous gaspillons notre temps et notre énergie à juger ou critiquer les autres. Cela peut mettre en place une certaine hostilité envers les autres puis une intolérance qui va mener à l’impatience et l’agacement envers d’autres personnes ou d’autres situations.

Pourquoi est-ce un problème ?

La société favorise également le rythme trop rapide de nos vies. Nous sommes toujours connectés et nous bouillons d’impatience lorsque la réponse à notre sms n’arrive pas dans les 5 minutes et sur interprètons la motivation de l’autre à ne pas répondre. Donner des intentions que nous imaginons négatives, par exemple que la personne se fiche de nous. Alors qu’elle est peut être tout simplement occupée et donc n’a pas vu le message.

Cela m’est arrivé avec un ami quand j’étais au lycée. Je lui avais envoyé un message pour le voir et discuter. Sans réponse, je suis passé chez lui et je n’avais toujours pas de nouvelle donc je me suis fait plein de film parce que j’étais impatient. Je m’étais dit, qu’il ne m’appréciait plus, qu’il se fichait de moi et j’étais en colère de ne pas l’avoir vu. 

Il n’était en rien responsable de tout cela, c’était seulement mon impatience qui se manifestait et que je ne contrôlais pas du tout. 

Je m’étais trompé, il n’était juste pas disponible.

De cela, j’ai tiré comme leçon que dans 99% des cas ce que nous pensons que les autres pensent est faux. 

Nous pouvons donc économiser du temps et de l’énergie si nous arrêtons d’imaginer ce que quelqu’un d’autre pense, nous allons très certainement nous tromper.

Apprendre la patience et à vivre le moment présent

L’impatient cherche à obtenir tous ses désirs comme il l’entend. A l’inverse, la personne patiente va se concentrer sur ce qu’elle peut contrôler principalement si la suite des événements est hors de son contrôle. Elle va aussi pouvoir s’occuper des obstacles calmement, efficacement et avec bienveillance.

En effet, la patience envers les autres nécessite d’accueillir tout être comme une promesse. Nous sommes tous des personnes extraordinaires. Nous avons tous le potentiel de devenir ce que nous voulons au plus profond de nous même. A une condition : Accepter de prendre le temps de devenir ce que nous voulons et donc d’être patient. 

Tout ce qui est précieux prend du temps à se réaliser.

Pour illustrer cela, l’exemple parfait est un nouveau-né ou un petit enfant. Il fait entre 3 et 4 kg à la naissance et deviendra un homme ou une femme. Le bébé a tout le potentiel pour devenir un adulte. Entre sa naissance et sa vie d’adulte, le bébé va mettre entre 18 et 25 ans. 

Si un bébé met environ 20 ans à devenir adulte, que serons-nous dans 20 ans si chaque jour nous agissons pour accomplir ce qui est important pour nous ?

Apprendre à patienter, c’est se libérer. La patience nous apprend à attendre, à observer et à savoir quand agir.

Apprendre à patienter, c’est faire preuve de compassion envers nous-même, se respecter même si nous n’atteignons pas certaines choses quand nous le voulons, et envers les autres en respectant leur rythme.

Apprendre à patienter permet de développer et d’être à l’écoute de son intuition, car elle nous guide vers le mouvement et l’action. En effet, patienter ce n’est pas être passif. Le pouvoir de la patience nous permet de garder notre énergie pour l’action, guidé par notre intuition qui nous indique quand être prudent et quand il faut agir et passer à l’action.

Enfin, pour développer la patience, il faut de la patience, du temps et un effort conscient dans ce sens, de la confiance et être optimiste. Rien ne sert que notre esprit aille plus vite que la vie si tout ce qui compte se produit dans le moment présent.

“Qui est patient obtiendra ce qu’il désire.”

Benjamin Franklin

Méthodes

Je vous propose ici différentes méthodes pour développer sa patience. Elles sont réparties en deux catégories : celles que vous pouvez mettre en place simplement et d’autres pour aller plus loin que j’ai aussi besoin d’approfondir. Chacune de ces méthodes pourra faire l’objet d’un article.

Le but est de développer sa patience. Prenons patience et savourons le chemin que nous allons parcourir. Prenons plaisir sur ce chemin pour atteindre cet objectif. Nous ne contrôlons pas l’atteinte de l’objectif mais nous contrôlons le processus que nous parcourons à l’aide de ces méthodes.

Une dernière chose avant de passer aux méthodes, je vous conseille d’en choisir une à la fois que vous mettrez en pratique quotidiennement. Plutôt que de chercher à tout mettre en application et à arrêter au bout de deux jours, cela aussi c’est de la patience !

  • Respirer : l’oxygène est l’aliment du cerveau. Prendre le temps de respirer chaque jour, 3 fois par jour minimum. En faisant un carré de 5 secondes : prendre une inspiration de 5 secondes, bloquer sa respiration pendant 5 secondes, expirer pendant 5 secondes et bloquer à nouveau 5 secondes.
  • Ralentir quand je prends conscience que je vais trop vite dans ma tête par exemple. Quand beaucoup de projets se cumulent dans nos têtes, nous pouvons être perdu et plus savoir par où commencer. C’est peut être alors le moment de se poser et de réfléchir à ce que nous voulons vraiment et de réfléchir à notre situation actuelle.
  • La gratitude se rapproche de la méthode précédente. Choisir de profiter de ce que j’ai maintenant tout en travaillant sur ce que je veux obtenir. Regarder  ce que j’ai actuellement et remercier pour cela. 
  • Le silence : savoir se taire et écouter les autres en trouvant l’espace pour nous parler à nous-même, en se déconnectant de l’actualité ou de son téléphone.
  • S’intéresser aux autres : reconnaître la contribution des autres, reconnaître que sans les autres nous ne pouvons pas faire grand chose. Valoriser ce que font les autres autour de nous et les accepter tels qu’ils sont : des personnes extraordinaires en devenir.

Pour aller plus loin :

  • Pratiquer la pleine conscience
  • La méditation
  • Vivre l’instant présent

Le plus important est le processus parcouru et non l’atteinte de l’objectif. Chaque petite victoire sur le processus nous permet de se rappeler que chaque étape est nécessaire. Tant que le premier pas n’est pas fait, le deuxième ne sert à rien.

“La patience est la force du fragile et l’impatience, la fragilité du fort”.

Kant

Apprendre la patience n’est pas quelque chose de sacré. C’est plutôt un art qui demande de la pratique et du temps, une bonne dose de déceptions et d’apprentissage de la vie.

Nouvelle vie en remplaçant l’impatience par la patience

Développer la patience dans nos vies nous permet de progresser sur

  • La persévérance pour continuer d’agir même si nous ne voyons pas encore le résultat,
  • Le courage de continuer malgré les difficultés en ayant l’espoir que tout notre travail permettra de construire notre objectif.
  • De ne pas abandonner à la première difficulté,
  • D’être calme et confiant dans l’avenir
  • D’observer notre environnement,
  • La réflexion en silence,
  • De développer notre intuition pour découvrir le meilleur moment pour agir
  • de développer la sagesse pour savoir ce qu’il faut éviter et les chemins à prendre

La vraie patience n’est pas l’obstination pour quelque chose ou quelqu’un parce que nous finissons par ressembler à ce que nous aimons. L’homme véritablement patient vit de l’écoute et ne cesse de se renouveler dans la rencontre du monde, dans sa confiance en la manifestation des choses et en agissant dans ce sens.

Développer la patience permet aussi de passer de l’enfant à l’adulte pour pouvoir être persévérant dans ses projets et de ne pas être le jouet des événements de la vie.

Travailler pour que les opportunités se présentent, attendre qu’elles arrivent et se préparer à les saisir.

Pouvez-vous me dire quel est l’épisode de votre vie ou vous avez été le plus patient et celui où vous avez été  le plus impatient ?

Quel est l’élément dans les méthodes proposées dans l’article le plus important pour vous ?

Ressources :

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